Javier Bardem en 6 coupes de cheveux

Alors que le plus famous des acteurs espagnols (sinon le plus talenteux ?) sillonne les rues nantaises jusqu’à mercredi à l’occasion du Festival du Cinéma espagnol, profitons de cette belle visite pour revisiter sa filmographie cinématico-capillaire !


Acteur connu et reconnu, Javier détient du haut de ses 49 ans et de ses 28 années de carrière une filmographie plus qu’impressionnante. C’est-à-dire une cinquantaine de films à son actif, dont beaucoup sont de vrais chefs-d’œuvre : Jambon, JambonBiutifulMother ! pour ne donner que quelques exemples. Mais ce qui caractérise surtout le parcours cinématographique de Monsieur Bardem, ce ne sont pas tant ses choix de scénario ou son talent d’acteur, mais plutôt son côté tête à coiffer éclectique. De la coupe au bol au blond platine en passant par la calvitie vieillissante : retour sur 6 des plus incroyables looks de Javier Bardem.

1. No country for old men, 2007, Les Frères Cohen

C’est une évidence, mais un top capillaire sur Javier Bardem ne peut pas se faire sans citer son rôle culte d’Aton Chiburg dans ce thriller incroyable, signé Ethan et Joel Cohen. Une coupe au bol grotesque, qui souligne le regard vide (et parfois un peu bovin) d’un tueur sans merci. Un mélange parfaitement malsain donc.

Attention tout de même au placement de la raie ! La raie de côté est tout un art, balançant dangereusement entre la coupe enfants de cœur et la mode émo des années 2010. Un peu trop haut, un peu trop bas, et c’est toute une identité qui est mise à mal.

2 . Cartel, 2013, Ridley Scott

Cette fois-ci, on dégage bien le front et les oreilles, pour laisser librement circuler l’air entre les mèches d’un Javier Bardem explosé (dans tous les sens du terme). Beaucoup plus travaillé, mais bien moins effrayant que dans No Country for old men, ce petit côté punk des banlieues riches prouve surtout la gymnastique cinématographique dont est capable l’acteur.

Point de vigilance, le gel favorise l’arrivée de pellicules ! On sait que les personnages sont fans de poudre blanche, mais surement pas de celle-ci. Ne pas abuser.

3 . Mar Adentro, 2004, Alejandro Amenábar

Voir Javier Bardem en homme âgé presque entièrement paralysé hormis la tête, c’est surprenant. Mais voir Javier Bardem en homme âgé presque entièrement paralysé avec une calvitie grisonnante, c’est surprenamment beau. Un rôle décoiffant (il fallait bien la faire celle-là), mais surtout de toute beauté. L’homme n’a clairement pas besoin de ses cheveux pour être incroyable.

Et même si le cheveux ne fait pas l’homme, faites comme Javier, assumez vos cheveux qui tombent et vive le crâne libre !

4 . Perdita Durango, 1997, Alex de la Iglesia

Un look totalement dingue pour l’un des personnages les plus fou de Javier Bardem. Une coiffure qui vacille entre la coupe mulet, le punk et les coupes amérindiennes. A l’image du film, on ne comprend pas trop ce qu’il se passe ici, mais on est subjugué. Javier incarne ici Roméo, un gourou sanguinaire et plus flippant qu’Anton Chiburg. Le choix capillaire est une grosse valeur ajouté sur la capacité de Roméo de nous paralyser de peur, appuyant son caractère diabolique et sauvage.

Notre conseil, pour adopter ce look de grosse brute, la moustache et/ou le bouc est indispensable, au risque de ressembler à Béatrice de Montmirail. C’est tout de suite une autre affaire.

5 . Skyfall, 2012, Sam Mendes

Mais alors, après tous ces looks incroyables, comment notre Bardem international pouvait-il avoir l’air encore plus cruel sans se répéter ? Facile, il suffit de lui déteindre la crinière, et de dégager le front en un beau V. Cela fait ressortir ses grands yeux bruns, le rendant un peu démoniaque sur les bords. Ça devient une habitude !

On remarquera le match parfait entre les sourcils et la couleur de cheveux. Résultat : pour un look tout à fait naturel. Cela dit, cela ne veux pas dire que ce sera saillant.

6 . Escobar, 2018, Fernando León de Aranoa

Il manquait notamment une coupe à notre cher Javier : le combo mèche sur le côté et bouclette. Rassurez-vous, cette erreur est désormais réparée avec l’un de ses dernier film : Escobar. On notera l’homogénéité sourcils/moustache, qui rend le personnage physiquement ennuyeux. Pratique, quand on veut cacher une identité de gros revendeur de drogues. 

La bouclette n’est pas facile à porter, les dangers que représentent les bigoudis et autre permanentes risquent non seulement de vous faire prendre 10 kilos, mais aussi 10 ans.

Aller Javier, on compte sur toi pour faire grossir ce top. Prochain challenge : la crête iroquoise ?

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