Hook, ou la revanche du capitaine Crochet : le bon film du dimanche

Comment survivre à la légendaire gueule de bois du dimanche après-midi ? Deux solutions. Une : boire beaucoup d’eau (chaude et infusée c’est meilleur). Deux : regarder des classiques de son enfance bien au chaud sous un plaid. Si comme moi vous avez grandi dans les années 90, vous connaissez certainement ce film épique qu’est Hook, ou la revanche du capitaine Crochet. Alors c’est parti pour notre recommandation du dimanche !


Réalisé en 1991 par Steven Spielberg, le film fait suite au dessin animé produit par Disney en 1953. Dans cette version, Peter Pan a grandi. Désormais avocat renommé et père de deux enfants, Jack et Maggie, il a totalement oublié son passé au pays imaginaire. Délaissant sa famille pour son travail, il est devenu précisément la figure craintive et bureaucratique qu’il a toujours redouté. Mais lorsque ses enfants sont enlevés par le capitaine Crochet, il lui faut se rappeler qui il est pour affronter son ennemi légendaire.

Pourquoi regarder ce film ? Une petite liste non exhaustive

Parce que comme tout conte, il aborde des sujets universels. Dans le cas présent, l’angoisse liée à l’idée de devenir adulte est une phase très fréquente de l’enfance, aujourd’hui définie par la psychologie comme le « syndrôme de Peter Pan ».

Mais surtout, c’est le seul film qui propose une fin digne de ce nom pour ce héros. Là où la plupart des films propose des origins story ou des reboots un peu faciles, Hook offre au personnage une véritable catharsis. Résolvant la peur de grandir par le désir devenir père, qui de mieux que Spielberg pour en parler, lui pour qui le sujet de la paternité est si primordial dans sa filmographie?

John Williams signe une bande originale toujours aussi inspirée et émouvante. La toute première mélodie au piano donne tout simplement des frissons.

Le casting est incroyable. Robin Williams, éternel enfant au destin tragique était le choix logique pour incarner Peter. Entouré de Julia Roberts dans le rôle de Clochette, et Maggie Smith en Wendy, le film est émouvant, et toujours bienveillant dans sa façon d’adopter le point de vue des enfants. On y trouve même un subtil caméo de Phil Collins et Glenn Close.

Enfin, parce que les années 90 étaient l’époque des décors grandioses dans les studios hollywoodiens, avant l’ère du tout numérique, et que c’est un régal de mise en scène à la sauce Disneyland.


Hook est par excellence le film de notre propre enfance oubliée, qui se rappelle à nous de temps à autre à travers les oeuvres de cinéma qui nous ont construit. Et quoi de mieux qu’un doux moment de vulnérabilité pour le redécouvrir ?

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