Focus sur Ryan Gosling

Ryan Gosling, auparavant souvent confondu avec Ryan Reynolds (c’est le fardeau des beaux gosses hollywoodiens, que voulez vous) ne vous est forcément pas inconnu. The Actor of The Decade selon certains, The Man I Will Mary selon moi, Ryan est très demandé depuis le succès de Drive. L’homme est partout et sait tout faire : jouer des rôles autant que jouer de son piano ou de sa guitare, chanter, danser, faire exprès de pleurer, et je parie qu’il sait même faire ses nœuds de cravates tout seul. Aujourd’hui à l’affiche de First Man, focus sur un acteur au parcours qui a fait le grand écart entre Mickey et Denis Villeneuve.


Avant d’être un acteur : un petit Mickey

Commençons par le début, voulez-vous. Gosling fait partie de cette petite élite de gamins américains qui a eu une enfance sommes toute très commune, où danser et chanter devant dix caméras était aussi commun que d’échanger des cartes Pokémon. Né en 1980 au Canada et élevé dans une famille mormone, il est engagé en tant qu’acteur en 1993 au Mickey Mouse Club. Ses copains s’appelaient alors Britney, Justin, et Christina.

Cette grosse couverture médiatique n’est pas sans incidence sur son caractère. On remarque de suite son aisance et son talent, bien entendu, mais aussi son melon (pardon, son charisme) ultra développé. Malheur, la pépite du MMC deviendrait-elle un ado prétentieux et insolent, comme tout le monde ? Son fan club est à la fois choqué et attendri.

C’est alors avec un mélange de tendresse et de gêne que l’on regarde encore et encore des scènes de Young Hercules. « Hercule contre Arès » en français, cette série diffusée entre 1998 et 1999 raconte l’histoire d’un adolescent, sa vie, ses mœurs, ses peines de cœurs et ses potes. Sauf que le garçon en question n’est autre que le fils de Zeus, et qu’il doit jongler entre sa vie de jeune gars cool et sa vie de famille Olympienne. On adore ce synopsis.

Puis la carrière au sommet

Mais c’est bien connu, “après folle jeunesse échoit saine vieillesse” (c’est un proverbe allemand). Après ces quelques mignonnes petites casseroles, Ryan a opéré un beau virage. Le jeune ado pré-pubère s’est transformé en un homme humble, discret, au regard impénétrable de mystère. Son premier rôle notoire, il l’obtient dans le film Stay, de Marc Forster, aux côtés de Naomi Watts et Ewan McGregor en 2005. Puis l’année suivante avec le très bon Half Nelson de Ryan Fleck, que l’on vous recommande chaudement. Adviennent ensuite Love and Secret, Blue Valentine, Crazy Stupid Love et Drive, The Place Beyond the Pine qui le feront définitivement connaître du grand public. Avec récemment les très bons La La Land et Blade Runner 2049, c’est une jolie cinématographie qui se dessine pour The Actor of the Decade et pas une seule casserole en vue dans sa carrière « adulte ». Avec pas moins de 26 films entre 1996 et 2017 et 16 récompenses à son actifs, on peut le dire : c’est pas mal.


En plus d’être bon acteur, l’homme est aussi bon réalisateur ! En atteste son premier long métrage Lost River, sorti en 2015, d’une beauté esthétique et scénaristique à couper le souffle.

Quant à nous, nous nous quittons en musique. Car oui, Ryan Gosling est aussi bon musicien, chanteur et compositeur. On avait déjà pu apercevoir son talent dans une scène de Blue Valentine où, la voix chevrotante, il entame une petite balade au ukulélé dans la nuit à sa copine. Mais c’est encore plus vrai lorsque l’on écoute les morceaux du groupe Dead Man’s Bones, qu’il a créé en 2007 avec son ami Zach Shields. Il est agaçant de perfection.

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