Focus sur : Maïwenn

Elle fait ses débuts très tôt au cinéma et dès l’âge de 5 ans, elle tourne avec les plus grands. Elle donne ainsi la réplique à Isabelle Adjani, François Cluzet ou encore Michel Galabru. À 16 ans, elle épouse Luc Besson mais malgré la notoriété de ce dernier, elle tente de se faire une place dans le cinéma par elle-même. Suite à son divorce, 4 ans plus tard, elle passe alors par une phase difficile et loin des écrans pour revenir sur le devant de la scène avec des œuvres poignantes qui marqueront le cinéma. Retour sur une réalisatrice française incontournable : Maïwenn.


Ceci n’est pas un vrai documentaire

C’est en 2006, après être passée par le théâtre et par quelques productions cinématographiques, que Maïwen alors âgée de 30 ans, réalise son premier film : Pardonnez-moi. Tourné à la manière d’un film amateur en caméra DV, elle dresse un portrait semi-autobiographique de sa famille et des conflits qui la rongent depuis son enfance. Son travail est très apprécié et elle est ainsi nommée aux César dans la catégorie Meilleur espoir féminin et Meilleur film.

Par la suite, elle réalise Le Bal des Actrices en 2009. De nouveau un faux documentaire, mais beaucoup moins dramatique que le précédent, dans lequel une réalisatrice veut filmer toutes les actrices, tout le temps. Ce deuxième film mettra de nombreuses actrices française à l’honneur qui jouent leur propre rôle.

Un consécration plus rapide que l’éclair

Mais c’est en 2011 avec le film Polisse qu’elle assoit définitivement sa notoriété de réalisatrice. Le film, qui raconte le quotidien difficile des policiers de la brigade de protection des mineurs, est un véritable succès. Elle y interprète une jeune photographe qui y effectue un reportage, élaborant ainsi une mise en abîme à la fois de son regard de cinéaste, et à la fois de notre regard de spectateur sur un travail méconnu de nos institutions. Elle y humanise merveilleusement les personnages qui luttent contre les violences faites aux enfants, au point parfois d’y laisser une part d’eux-mêmes. Pour son troisième film en tant que réalisatrice, elle se dote d’un casting cinq étoiles : Karine Viard, Emmanuelle Bercot, Nicolas Duvauchelle, Marina Foïs ou encore Joey Starr qui sera la cerise sur le gâteau des bonnes surprises?

On retrouve cette humanité débordante, à la fois chaleureuse et destructrice, dans sa réalisation suivante : Mon Roi. Elle y raconte l’histoire de Tony (Emmanuelle Bercot), une femme éprouvée physiquement et mentalement, qui dresse lors de séances de rééducation le bilan de sa relation tumultueuse avec Georgio (Vincent Cassel). Le film décrit de façon bouleversante les différents aspects de celle-ci, de la rencontre, drôle et romantique, à la passion étouffante et destructrice dont elle se retrouve victime. Cette réalisation offre d’ailleurs un aperçu d’un sujet peu traité au cinéma, celui des pervers narcissiques et plus généralement des violences conjugales psychologiques vécues par de nombreuses femmes.

Désormais créditée sous son seul prénom, Maïwenn insuffle une émotion vibrante et une touche de féminisme plus que bienvenue dans le paysage très masculin du cinéma français.


Le saviez-tu ?

Maïwenn, c’est aussi un rôle surprenant dans Le Cinquième Élément. Tu as trouvé lequel ?

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