Focus sur : Joaquin Phoenix

En mai 2017, on le voyait arriver sur la scène de l’immense auditorium Louis Lumière un peu hagard, en costume et baskets, pour recevoir le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes. Ce mercredi, il sera à l’affiche du très (très) attendu Jacques Audiard : Les Frères Sisters. Reconnus depuis déjà longtemps par ses pairs et admiré par la foule depuis ses huit ans, Joaquin Phoenix n’a certainement pas à rougir de sa carrière phénoménale. Mais à part ça, c’est quoi Joaquin Phoenix ?


Phoenix fait sans conteste partie des meilleurs acteurs de notre époque. Capable de jouer n’importe quoi et n’importe qui, de se mouvoir dans des personnages singulièrement différents, l’acteur nous scotch à chaque nouveau film, et ce depuis Gladiator en 2000, de Ridley Scott. Les chefs d’œuvre se suivent mais ne se ressemblent pas et la carrière de Phoenix est impressionnante de qualité. Des rôles bien choisi et bien interprétés, qui l’imposent en véritable monstre du cinéma. 
A quoi bon alors revenir sur le magnifique Walk The Line de James Mangold, sur Her de Spike JonzeThe Master et Inherent Vice de Paul Thomas Anderson, ou l’incroyable You Were Never Really Here de Lynne Ramsay ? On le sait, on l’a déjà lu des dizaines de fois : Joaquin Phoenix fait partie de ses acteurs et actrices immortels et mémorables, avec du talent dans les veines. 

Vous nous connaissez, nous ce qu’on aime, c’est les petites casseroles et faits inconnus. Sinon, où est le fun ?

De Leaf…

Joaquin grandit dans une famille nomade, parcourant l’Amérique du Nord avec ses parents et ses cinq frères et sœurs : River, Rain, Summer, Liberty et Jodean. De doux hippies adeptes de la secte des Enfants de Dieu dont le mode de vie a surpris plus d’un journaliste. Frustré d’être l’un des seuls enfants de la fratrie à ne pas avoir de nom en lien avec la nature, Joaquin se fera appelé un temps Leaf. On peut donc encore voir, dans les crédits des films qu’il a tourné étant jeune, le nom Leaf Phoenix apparaître. 

Né dans une famille d’acteurs, Joaquin -aka Leaf- aura a plusieurs reprise partagé l’écran avec River ou Summer, eux aussi comédiens. On peut ainsi le voir dans un épisode de Murder She Wrote au côté de sa sœur, ainsi que dans plusieurs petits shows télévisés avec son frère. On retiendra notamment cet épisode de Aftershool Special, qui dresse le portrait d’un petit garçon dyslexique racontant une histoire à son jeune frère. Déjà touchant de base, mais encore plus lorsque l’on sait que River était effectivement dyslexique. 

Déjà full of style

Né dans une famille d’acteurs, Joaquin -aka Leaf- aura a plusieurs reprise partagé l’écran avec River ou Summer, eux aussi comédiens. On peut ainsi le voir dans un épisode de Murder She Wrote au côté de sa sœur, ainsi que dans plusieurs petits shows télévisés avec son frère. On retiendra notamment cet épisode de Aftershool Special, qui dresse le portrait d’un petit garçon dyslexique racontant une histoire à son jeune frère. Déjà touchant de base, mais encore plus lorsque l’on sait que River était effectivement dyslexique. 

Mais le mieux, le top of the top, c’est très certainement cette petite pépite : Superkid, tourné alors que le garçon n’a que 14 ans. Attention, gros plaisir dans 3, 2, 1…

…à Joaquin

Certes, le talent qu’on lui connaît maintenant est encore plutôt (extrêmement) subtil dans Superkid. Mais dans la même année, en 1989 avec le film Parenthood où il joue Gary, le talent est bien là. Le film est certes une comédie, mais le jeune Joaquin réussit à nous tirer une petite larmichette avec une aisance désarmante.

En 1993, son frère River meurt des suites d’une overdose, dans ses bras. L’enregistrement de l’appel qu’il passe aux pompiers sera relayé dans les médias et, dès le lendemain, Joaquin décidera de mettre fin à sa carrière. Il reviendra cependant en 1995, aux côtés de Nicole Kidman, Casey Affleck et Matt Dillon dans Prête à tout de Gus Van Sant. Bam, directement dans la cours des grands.

Pas de casseroles donc pour notre cher Joaquin. A moins que l’on compte cette campagne pour Peta, donc l’acteur est un fervent défenseur. Évidement, on apprécie le geste, on soutient la cause, on aime même cette publicité vidéo qui nous empêche de respirer. Mais on ne peut s’empêcher de rire un peu devant ce slogan un peu cheap. (cheap, sheep, tu l’as ?)

Aller Joaquin, sans rancune, tu es quand même un très, très grand homme !


Joaquin Phoenix à l’affiche du film de Joker de Todd Philipps en salles le mercredi 9 octobre.

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