Connaissez-vous le neurone Jennifer Aniston ?

Notre cerveau et nos neurones sont bien mystérieux. Certains font preuve d’une mémoire incroyable, capable de reconnaître n’importe qui. Pour d’autres c’est bien plus compliqué. « Mais ce gars je le connais ! C’est… heu… Christophe Lambert ! » Jennifer Aniston et la science nous aident à mieux comprendre notre mémoire. Décryptage du neurone Jennifer Aniston.


Notre cerveau à la capacité d’interpréter, de stocker et de ressortir des informations. C’est grâce à ce processus que nous pouvons reconnaître les visages de notre entourage. Dans le cas contraire, il nous serait impossible de retrouver le prénom d’une connaissance ou simplement de l’identifier comme un quelqu’un de connu. Ce trouble de la reconnaissance est la prosopagnosie, un vrai handicap dans la vie sociale des personnes atteintes.

Une étude a été menée par le prestigieux California Institute Technology. Un volontaire atteint d’une forme grave d’épilepsie, nécessitant une opération chirurgicale du cerveau, a accepté l’implant d’électrodes afin de participer à des tests neuropsychologiques divers. Lorsqu’on lui a montré une photo de Jennifer Aniston, une des électrodes (implantée dans l’hippocampe) a réagi, indiquant une réaction neuronale locale. Même réaction lorsque le nom Jennifer Aniston est prononcé ou que la voix de l’actrice est entendue. En revanche, en présentant le portait de plusieurs femmes ressemblant à l’actrice, aucune réaction n’a été observée.

Et moi je me suis coiffée pour rien

Cette étude est connue sous le nom du « neurone Jennifer Aniston ». Dans un premier temps l’équipe a conclu qu’un neurone spécifique faisait le lien avec une image précise. Mais la réalité est bien plus complexe, car si ce neurone venait à s’altérer, l’information serait perdue. Il semble plus juste de parler d’un réseau neuronal.

Finalement, cette étude présente un véritable intérêt qui va au-delà de sa déduction cocasse. Grâce à une grande médiatisation, elle sensibilise un large public sur une maladie méconnue. Elle permet de donner un sens aux recherches scientifiques qui peuvent sembler inutiles. Ici, il s’agit de science fondamentale. Aucune action curative ne sera proposé, mais c’est en accumulant les connaissances que l’on pourra un jour soigner des maladies neuronales comme la prosopagnosie.

Merci Jennifer, merci.

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