Chat noir, chat blanc d’Emir Kusturica : un bon film du dimanche

On est dimanche, et la même question se pose encore et toujours : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir regarder ce soir ? Si une immense paresse s’empare de vous et que vous n’avez pas la force de feuilleter le programme télé, de faire défiler pendant des heures les propositions des sites de streaming sans savoir quoi choisir, ou encore de vous bouger jusqu’au cinéma le plus proche : Cinérama a la solution : Chat noir, chat blanc, d’Emir Kusturica !


Ça, c’est du gazoile

Cette comédie yougoslave de 1998 est réalisée par Emir Kusturica (qui était alors déjà à l’origine de grands films comme Papa est en voyage d’affairesLe Temps des Gitans, Arizona Dream ou encore Underground). Pour résumer sans spoiler, je dirais simplement que ce film nous emmène à la rencontre d’une bande de gitans, vivants sur les bords du Danube, et qu’il mêle histoires d’amour, affaires de famille, et récits de mafia : Matko, un gitan vivant sur les rives du Danube, projette de détourner un train transportant de l’essence entre la Serbie et la Turquie. Il demande alors de l’argent à Grga, un parrain de la mafia locale, ancien ami de son père et s’associe à Dadan, un gangster cocaïnomane qui adore la musique techno. Mais Dadan en a décidé autrement et s’approprie le train et l’argent de Matko.

Le premier argument que je donnerais pour vous convaincre de le regarder, c’est sa BO qui déchire ! Celle-ci n’est pas là par hasard puisqu’elle est composée par No smoking Orchestra, le groupe dont fait lui-même partie Emir Kusturica. Tout au long du film, la musique est parfaite et complète à merveille l’ambiance donnée par les décors et les personnages

Ma deuxième carte en faveur de ce film, c’est le casting ! Il n’y a que de très bons acteurs (inconnus chez nous), notamment Branka Katić qui est particulièrement impressionnante dans son rôle de jeune femme indomptable et amoureuse.

Enfin mon troisième et dernier argument, c’est que ce film contient une des plus belles scènes de parade amoureuse que j’ai pu voir. Tout paraît simple : un champ de tournesols, de jeunes amoureux, des vêtements colorés, et ça donne une scène inoubliable !

Surtout, regardez-le en VO. Rien que pour le plaisir d’entendre du serbe et du roumain, ces jolies langues qui contribuent à vous plonger dans la folle ambiance Kusturica

Mais je vous en ai déjà trop dit, je vous laisse découvrir par vous-même cette petite pépite cinématographique.


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