Ce qu’on a pensé de … Split

Split, 5 lettres petites lettres qui en disent long. Film qui s’attire la drôle d’ironie d’être réalisé par M.Night Shyamalan soit l’un des réalisateurs au nom le plus long et difficile à prononcer


Faute de connaître ce réalisateur ou même de savoir prononcer son nom vous devez très probablement connaître ses films. Si vous étiez né au début des années 2000 et que vous étiez en âge de regarder des films de grands  vous devez connaître : Sixième sens (1999) « je vois des gens qui sont morts » ça vous parle ? C’est lui. Il a également réalisé Le Village (2004), Incassable (2000)et Signes (2001). Donc autant dire qu’au début des années 2000 Shyamalan était plutôt côté sur l’échelle du talent. Mais il y a un mais ! Tout génie à ses limites, à partir de l’année 2008 il se met à réaliser des films à la qualité un peu plus douteuse … Comme Phénomènes (2008), Le dernier maître de l’air (2010) et After Earth (2013). Ce dernier avait beau avoir Will Smith père et fils au casting la mayonnaise ne prend plus, M.Night Shyamalan n’est plus le génie qu’il était. Il faudra attendre 2017 pour qu’il retrouve le chemin du talent avec la réalisation de Split.

Split suit les tribulations psychologiques de Kevin, un être étrange qui a la particularité d’avoir 23 personnalités … Se côtoient donc dans sa tête : Edwig est jeune garçon de 6 ans, Barry un maniaque un peu pédophile ou encore Patricia une femme de 45 ans que je soupçonne très fortement d’avoir des liens familiaux avec Bree Van de Camp.. Alors forcément 23 personnalités dans une seule tête, ça fait du monde ! Les frontières entre toutes ses personnalités se confondent et Kevin se trouve contraint d’enlever trois adolescentes afin de survivre parmi tous ceux qui évoluent en lui dans sa caboche.

Split s’annonçait donc comme un thriller psychologique, alambiqué, pleins de rebondissements. Ce qui est bien évidemment le cas. M.Night Shyamalan balade le spectateur dans les tréfonds de la psychologie malsaine de Kevin sans pour autant en dévoiler tous les secrets et tout les manigances.

De toute évidence quelque chose se trame, Kevin et ses 23 personnalités cachent quelque chose, pourquoi ces filles sont-elles retenues prisonnières qu’attendent t-ils d’elles ? La réponse nous l’avons partiellement, du moins nous le pensons, car Split a le vilain défaut de vouloir semer les spectateurs sur des fausses pistes de manière un peu abusive à tel point que le film se perd dans sa propre narration.
On a beau reconnaitre l’angoissante mise en scène, la grande maitrise du suspens, le scénario lui avance en stagnant. Comme si M.Night Shyamalan voulait garder le cœur de son histoire pour lui et lui seul. Le dénouement du film arrive par obligation, on sent comme une réticence à montrer les vraies clés de compréhension de l’histoire ce qui conclu le film sur une note très floue.. On ne sait pas vraiment ce qu’il faut comprendre, voire même s’il y a quelque chose à comprendre.

Au-delà de ces quelques défauts, le film est à découvrir pour la performance de James McCavoy. Réussir à incarner 23 personnalités en un seul film alors que certains acteurs n’arrivent même pas à en maîtriser une seule, ça mérite le respect !

Pour le coup on sort de la salle en étant complètement Split, vous l’aurez comprit, nous vous invitons à aller vite voir Split, vous ne le regretterez pas !


L’avis de Gran Cheff :

Sacré M. Night… J’y ai cru pourtant. Certes la « hype » autour de ce film ne laissait rien présager de bon, mais là on est vraiment passer à côté de quelque chose qui aurait pu être un bon film. La première partie est correct, plutôt bonne même, mais c’est dans la seconde partie que les choses se gâtent… Il fallait EVIDEMMENT donner un côté fantastique à un film traitant de schizophrénie, merci M., personne n’y aurait pensé à part toi. Néanmoins, cela ne fait pas pour autant de Split un mauvais film. McCavoy est excellent, mais du genre vraiment excellent. La dualité entre ses différentes personnalités est brillamment écrite et interprétée. Bien évidemment, certaines scènes puent l’improvisation (ce qui est génial hein!). Tout ça pour aboutir sur un film qui ne vise qu’à rappeler au public que M. Night Shyamalan est l’un des premiers à avoir réalisé des films de super-héros « sérieux », à une époque où Marvel n’existait pas encore au cinéma et Batman était campé par George Clooney, une autre époque en somme. Oui nous allons avoir l’IMMENSE droit de voir sous nos yeux se créer un Shyamalan Cinematic Universe (SCU) mais je n’en dirais pas plus donc vous aussi laissez vous tenter !

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