5 films plus efficaces que ton somnifère : la liste pour faire un gros dodo

Aujourd’hui, c’est la journée internationale du sommeil ! Et les Français dorment de moins en moins bien, la faute à nos rythmes de vie chamboulés, à une hyperconnexion constante et à un catalogue Netflix très addictif. Heureusement, Cinérama est là pour vous proposer un petit best of totalement subjectif des films devant lesquels nous nous sommes le plus facilement endormis. Un article à lire avec un plaid et une tisane.


Les Enfants du Paradis, Marcel Carné, 1945 – Sophia 

L’intrigue a pourtant tout pour séduire et se révèle audacieuse pour l’époque : Arletty y incarne une femme libre dans un contexte marqué par la fin de l’occupation. L’oeuvre possède de nombreuses scènes cultes et une réalisation hors pair. C’est pour ces raisons que j’ai voulu voir le film lors d’une rétrospective au Cinématographe à Nantes. Mais c’était sans compter les trois longues heures du film, avec un rythme qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il se fait aujourd’hui au cinéma. Serait-ce la fatigue, la longueur ou le décalage avec le style plus moderne du cinéma ? Difficile de trancher mais une chose est sûre : j’ai dû faire une dizaine de micro-siestes, tout en essayant pourtant de lutter car je voulais réellement apprécier ce film que l’on m’avait tant présenté comme un chef d’oeuvre. Rien n’y a pu faire et, pourtant, il s’agit du seul film devant lequel je me suis endormi au cinéma !

Jeanette, l’enfance de Jeanne d’Arc, Bruno Dumont, 2017 – Lucie

Bruno Dumont, on adhère ou on n’adhère pas. Réalisateur du maintenant célèbre P’tit Quinquin, l’homme se lance en 2017 dans la réalisation d’un film historique musical à tendance drolatique et burlesque (comme il le fait si bien d’ailleurs) sur l’enfance de Jeanne d’Arc, avant que celle-ci ne devienne celle que l’on connaît encore aujourd’hui. Sur une BO electrico-pop-rock, on découvre alors la jeune Jeanne déambuler au grès du vent (littéralement) pendant 1h45 qui semble durer le double. Une première lutte s’engage afin de comprendre ce qu’à voulu nous transmettre Bruno Dumont par ses longues chorégraphies entre les hautes herbes. Puis une deuxième la lutte arrive et consiste à garder les yeux ouverts le plus longtemps possible. Je l’avoue, bien que très curieuse de voir cet ovni du cinéma, je capitulai au bout de 45 incroyables minutes. Une expérience unique dans tous les cas.

Ran, Akira Kurosawa, 1985 – Pauline M


Je devais avoir 13-14 ans lorsque, un soir où je cherchais un film à regarder, je suis tombée sur Ran dans l’étagère à DVD de mes parents. Je ne sais pas si j’étais trop jeune pour le regarder, ou si l’heure était trop tardive mais je ne crois pas avoir tenu plus de quinze minutes avant de m’endormir comme une souche. Il m’aura valu une bonne petite nuit de 2h42 sur fonds sonores de batailles et de cris en japonais !
Pourtant, ce film qui raconte le chaos dans lequel se trouve plongée toute une région du Japon au XVIe siècle après que le vieux Hidetora Ichimonji décide de partager son fief entre ses trois fils, a connu un succès incroyable. Pilier du cinéma japonais, il a reçu de nombreux prix, notamment le prix Mainichi du meilleur film en 1985, le British Academy Film Award du meilleur film en langue étrangère en 1987, ou encore l’Oscar de la meilleure création de costumes en 1986. Il a même été entièrement restauré en 2016 !
Je suis sûrement passée à côté d’un chef d’œuvre, et il serait temps de retenter ce film qui m’attend patiemment depuis dix ans, au fin fond de la même étagère.

Velvet Buzzsaw, Dan Gilroy, 2019 – Lucie

S’endormir devant la nouveauté de Dan Gilroy, avec au casting Jack Gyllenhaal, Toni Collette, John Malkovich et Daveed Diggs, après avoir vu l’incroyable Night Call du même réalisateur, j’aurais trouvé cela impossible. Et pourtant, que mon sommeil fût long et réparateur ! La faute à un scénario trop alambiqué, à une intrigue mal fagotée, à des sous-histoires brouillonnes et à une production signée Netflix qui sent le réchauffée vite fait. Et quel dommage ! L’histoire d’une marchande d’art qui découvre et s’approprie les œuvres d’un artiste inconnu venant de mourir et dont les peintures semblent exercer une malédiction sur tous ceux qui s’en approchent aurait pourtant pu être intéressante. Mais le coche est visiblement loupé. Et cette scène finale pour laquelle j’avais pourtant réussi à me réveiller m’aura poussé à retourner me coucher  sans problème. Un très bon somnifère donc, malgré un casting irréprochable.


Blade Runner, Ridley Scott, 1982 – Jonathan

Attendez avant de hurler. Blade Runner est une perle du cinéma de science-fiction, un bijou tant en termes de réalisation que de scénario, de musique, de décors  et de montage. Tout y est et personne ne le renie. Mais. Car il y a un mais. Au premier visionnage, démarré tard un soir de weekend, le rythme tout en lenteur et l’intrigue peut facile à comprendre facilement n’ont fait qu’une bouchée de moi. Il faut dire que l’incroyable BO de Vangelis, bien qu’inquiétante, possède une part d’onirisme qui aura terminé de m’achever.
Heureusement, un deuxième visionnage, plus concentré et avec toute ma bonne volonté, m’aura permis de réellement apprécier cette pépite qu’est Blade Runner.


Sur ce, on vous souhaite une très bonne nuit/sieste, et on attend vos berceuses cinématographiques avec impatience. Faites de beaux rêves !

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